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CHAPITRE 4


Notre Libérateur ne veut pas nous faire simplement sortir d’Égypte, mais nous faire conquérir Canaan


2 – Le baptême du Saint-Esprit est la sortie spirituelle d’Égypte


De même que nous venons de voir que nous ne devons pas confondre le pardon de nos péchés en Jésus-Christ, et notre prise de position à Le suivre, nous ne devons pas confondre non plus notre sortie d’Egypte et l’entrée en Canaan, que nous verrons dans le prochain paragraphe.

Comme nous l’avons déjà dit, ce n’est pas un hasard si l’Éternel guida Moïse au désert, au lendemain du passage de l’ange exterminateur, dont les hébreux avaient été protégés en Égypte. C’était pour lui apprendre à ne dépendre que de Lui, ainsi qu’à chacun de ceux qui le suivaient, dont nous faisons tous partie encore aujourd’hui. Notre désert n’est plus le même, mais au regard de Dieu, notre esprit et nos sentiments charnels représentent un désert dans lequel rien ne nous permet de survivre spirituellement, alors que nos deux centres émotionnels conditionnent absolument toutes nos actions ou réactions. Lui seul possède donc la capacité de nous y faire prospérer au-delà de nos propres capacités, comme Il le fit pour son peuple au désert.

Si le désert des hébreux peut nous paraitre périlleux en rapport à notre mode de vie actuel, il n’en était pas nécessairement ainsi pour le peuple Élu, resté quatre cents ans esclave en Égypte. Ils n’étaient certainement pas de nature humaine faible et fragile, attachés à un confort climatisé. S’ils ne connaissaient pas le vrai désert, ils étaient déjà de taille à l’affronter, en rapport à la majorité des habitants de notre société occidentale aujourd’hui. L’Éternel les conduisit donc dans un endroit où ils étaient protégés des éventuels assauts de Pharaon et capables d’en supporter le climat, mais pas pour autant capables de se suffire à eux-mêmes sans l’aide de Dieu. Cela veut dire que le désert ne sera pas nécessairement le même pour chacun, mais que chacun est appelé à être confronté à des situations dont il devra ne dépendre que de Dieu, après son Baptême du Saint-Esprit.

Ce n’était donc, ni pour les rabaisser misérablement, ni les faire mourir de soif, que Dieu agit ainsi, mais pour qu’après leur sortie de ce désert, ils n’aillent pas jusqu’à croire un jour, avoir surmonté cette difficulté par eux-mêmes, pas plus que grâce à Moïse. Dieu agit encore ainsi aujourd’hui, afin de nous préserver de notre propre idolâtrie, comme de celle des autres et en particulier envers ceux qui sont appelés à nous conduire spirituellement.

Au même titre que la sortie d’Égypte fut vécue comme une intervention divine par les hébreux, il en est de même du baptême du Saint-Esprit pour ceux qui le reçoivent aujourd’hui. Les miracles, bien que de nature différente, sont souvent tout aussi nombreux pour celui qui sait les voir et ce sont eux qui apportent la même confiance en Dieu qu’il en était alors. Cette confiance est d’autant plus compréhensible, que si notre logique ancienne n’était là que pour nous apporter un certain attrait de Dieu, le Saint-Esprit dans nos « cœurs », est le consolateur et l’Esprit de vérité. Il est l’Ami le plus fidèle et tendre, indéfectible et à jamais dans notre cœur, mais nous ne devons JAMAIS OUBLIER que le Saint-Esprit est la troisième personne de Dieu.

C’est pourquoi il ne s’agit plus d’une simple attirance vers Dieu, mais d’une profonde conviction, presque concrète, qui inspire le respect que nous Lui devons et l’attirance nouvelle qu’il place dans nos « cœurs ». Cette troisième personne de Dieu ouvre effectivement notre cœur à la présence de Dieu, Père et Fils et si nous avons donc souvent parlé de la logique divine,  le Saint-Esprit représente beaucoup plus qu’une simple logique.

Nous en conserverons cependant l’appellation, afin de bien faire la différence entre le Saint-Esprit Lui-même et ce que Dieu souhaite reconstruire en nous, mais nous ne devons surtout pas le regarder d’une façon péjorative et désinvolte, pas plus que nous avons à Lui démontrer notre bonne foi à bien servir Dieu. Comme nous l’avons vu dans le précédent chapitre, notre « cœur » est en constant dialogue avec notre cerveau crânien, ce qui fait que le Saint-Esprit connait tout de nous beaucoup mieux que nous-mêmes. Dans les premiers temps après le baptême du Saint-Esprit, c’est donc Lui qui va nous guider à utiliser au mieux le désert de nos sentiments anciens, dans le respect de la Loi divine. Il n’est pas celui qui peut confondre et donner raison à nos mauvaises motivations et c’est pourquoi, il est si fondamental d’être motivé d’un bon motif envers Dieu lorsqu’on aspire à le recevoir en Jésus-Christ. Le Saint-Esprit n’est pas une sorte de « pouvoir » que nous pouvons acquérir à notre guise pour avoir raison de ceux qui nous entourent ou pour nous enrichir. Croire  à l’intervention du Saint-Esprit dans ce type de motivations, c’est se duper soi-même et utiliser ce que Satan fait de mieux pour nous enfoncer, jusqu’à nous donner nous-mêmes la mort, comme ce fut le cas de Judas Iscariote après avoir vendu Jésus pour vingt pièces d’argent. Le Saint-Esprit est Saint par définition et ne peut nous conduire dans d’autres voies que la découverte de la loi divine. Il ne nous évite cependant pas de donner raison aux convoitises charnelles de nos analyses, que nous confondons facilement avec la « petite » émotion, la petite « voix » que le Saint-Esprit génère en nous.

Que nous soyons de famille chrétienne ou non, nous avons tout à découvrir de Lui à l’âge adulte et c’est pourquoi le baptême du Saint-Esprit est appelé la nouvelle naissance. Si dans un premier temps et comme il en fut pour les hébreux au désert, son rôle reste de nous guider dans le meilleur choix possible de sentiments, toute notre nature originelle étant impure devant Dieu, sa réelle vocation est donc d’en réécrire la totalité si nous le laissons faire.

Nous ne pouvons toutefois pas Lui être agréable d’une autre manière, qu’en mettant à profit absolument toutes nos expériences, pour nous laisser conduire par Lui. Lequel d’entre nous inviterait un invité de marque pour ne jamais écouter ses conseils et tenterait de lui démontrer qu’il fait tout au mieux, avec de bonnes intentions ? Tout ce que le Saint-Esprit fait avec nous, est pour nous apprendre à lui faire confiance, au-delà de nos propres émotions et c’est pourquoi il est fondamental de vouloir en discerner l’expression en nous, tout comme Moïse et ceux qui Le suivaient au désert, discernaient visuellement l’Éternel.

L’Éternel utilisa donc Moïse comme conducteur pour sortir le peuple entier, mais à notre niveau, nous ne devons pas oublier que si tous le suivirent, ils suivirent avant tout la Colonne de fumée le jour et la Colonne de feu la nuit, qui était perceptible à chacun. Moïse était donc l’organisateur devant Dieu de l’immense convoi que formait toute la cohorte derrière lui, mais il n’était pas celui qui décidait de la direction à prendre et pas à pas, il devait aller lui-même dans le sens dont chacun était témoin.

Les miracles dont Jésus veut nous faire devenir témoins sur terre, avec Lui dans nos « cœur », sont les victoires sur nos erreurs passées, grâce à son intervention en nous. C’est pourquoi dès les premiers instants de sa présence dans nos cœurs, nous devons rechercher à discerner l’origine de son impact émotionnel en nous, dans les petits détails de notre vie. Si nous ne Le suivons pas déjà, dans ce qui nous est facile, comment pouvons-nous croire pouvoir Le suivre dans les situations conflictuelles de notre vie journalière ?

Si nous n’agissons pas ainsi dans notre vie de tous les jours, nous risquons plus en effet de Le faire taire plutôt que de Le suivre dans la foi indispensable à rester sous sa conduite, lorsque nous sommes confrontés à la désobéissance à Dieu.

Comme nous l’avons mis en évidence dans le chapitre précédent, la logique charnelle qui habitait précédemment nos neurones à la place du Saint-Esprit dans notre « cœur », a construit  une logique adaptée à notre cadre de vie et à nos capacités. Ce que nous devons ne pas oublier cependant, c’est que cette logique restait elle-même génératrice d’émotions depuis notre « cœur », utiles à nos prises de décisions. Si nous avons perdu le sens de sa participation active, nécessaire à toutes nos prises de décision d’agir ou de réagir, ce n’est pas pour autant qu’elle n’existait pas, mais parce que nous en avons perdu l’intérêt au profit de nos seules analyse productrices d’une plus forte émotion que celles de notre « cœur ».

Ce qui nous a conduits à oublier majoritairement les émotions provenant de cette logique dans notre cœur est le fait que celle-ci était de nature identique avec la synthèse que nous pouvions faire dans notre cerveau. La petite émotion générée par sa présence dans notre cœur, était presque imperceptible en rapport aux deux systèmes émotionnels de l’esprit et des sentiments dans notre cerveau. Dans nos motivations d’agir, parfois violentes, il était donc d’autant plus difficile de différencier la petite émotion liée à la logique elle-même, avec la globalité des émotions provenant de notre cerveau, mais qui se manifestent également au niveau du « cœur » pour nous préparer à tout action éventuelle.

C’est pourquoi beaucoup s’imaginent aujourd’hui, ne jamais avoir perçu les guides provenant de leur « cœur » avant le baptême du Saint-Esprit. C’est seulement parce qu’ils n’y avaient jamais prêté garde, qu’ils se sont détachés de cette recherche de perception, mais ce n’est pas pour autant que cette émotion n’existait pas en eux.

La différence de ce système émotionnel après le baptême du Saint-Esprit, est due au fait que ce qui était homogène dans notre construction charnelle est devenu hétérogène après ce baptême. L’information émotionnelle provenant de notre « cœur », qui était précédemment hétérogène avec notre conscience est devenue homogène, alors que notre esprit et nos sentiments qui étaient homogènes avec notre logique ancienne sont devenus hétérogènes avec la nouvelle. Nos analyses, connaissant l’esprit et nos sentiments restés charnels, nous incitent donc facilement vers une mise en pratique connue, se rapportant à nos propres capacités, dans laquelle la foi n’a plus sa place ou si peu. Cette foi est cependant fondamentale pour mettre en pratique notre nouvelle logique, si nous sommes en relation constante avec le Saint-Esprit, puisque les incitations qui ressortent de notre cœur sont devenues d’origine divine, hétérogènes donc avec notre esprit et sentiments et par contre coup, souvent même avec nos analyses.

Plus nous nous sommes affermis dans nos convictions adultes avant ce baptême, plus nous avons pris l’habitude de nous référer uniquement à la plus forte de ces émotions, puisqu’elle résultait de nos propres expériences passées et de la synthèse programmée dans nos sentiments à l’adolescence.

Si nous continuons d’agir de même après le baptême du Saint-Esprit dans notre « cœur », c’est donc à Lui que nous ne prêtons pas garde et c’est là notre plus grande erreur, puisqu’il ne s’agit plus dès lors de notre logique initiale, mais de la « logique » divine en la Personne du Saint-Esprit. C’est alors que peut se produire le plus grand danger pour nous, puisque nous allons alors être amenés à confondre nos interprétations charnelles d’une situation donnée, avec ce que le Saint-Esprit serait sensé nous enseigner si nous étions à son écoute. Cela revient alors à dire que ce ne sera pas la foi en Christ que nous mettrons en pratique, mais nos présomptions charnelles dont l’ennemi se servira pour nous entrainer dans une plus grande emprise de sa tutelle rebelle à Dieu. C’est ainsi qu’après ce baptême du Saint-Esprit il nous est facile de tomber dans des rébellions comme celles de certains hébreux au désert, mais aussi de confondre fanatisme et foi.

Ce que notre passé nous a appris à oublier sur le plan émotionnel, doit donc être rééduqué au risque d’entrer dans une désobéissance systématique au Saint-Esprit de Dieu dans nos « cœur ».

Cette rééducation ne peut se faire par une simple communion avec le Saint-Esprit dans des louanges à Dieu, une fois par semaine lors de nos cultes à Dieu, car aussi merveilleuse cette expérience soit-elle, elle va certes nous apporter une bonne vision de la volonté divine dans la globalité de notre vie, alors que c’est dans le détail de cette vie de tous les jours, dont nous avons le plus besoin du Saint-Esprit de Dieu. C’est pourquoi il est si fondamental de s’en remettre au Saint-Esprit dans les plus petites choses de notre vie de tous les jours, dès notre baptême du Saint-Esprit pour apprendre à mieux en discerner l’impact. Cela ne veut pas dire que nous ne le confondrons jamais avec nos désirs personnels et notre apprentissage de la Loi, mais ce seront la multitude des petites victoires et erreurs, qui nous conduiront à en faire de mieux en mieux la différence avec nos propres pensées et analyses.

C’est parce que nous n’avons pas conscience de la dangerosité du contexte spirituel, en rapport à celui que les hébreux vécurent au désert, que nous prêtons moins garde au Saint-Esprit, même si certains ne regardaient pas à la Nuée divine, mais à Moïse. Il en va toujours de même aujourd’hui, mais personne ne pourra fuir ses propres responsabilités de ne pas avoir suivi le Saint-Esprit en se reposant sur la responsabilité d’un serviteur de Dieu ou en se plaçant en victime de sa propre éducation parentale, voir  en rendant  son épouse responsable de ses erreurs, comme le fit Adam. Si nous voulions définir toutes « nos bonnes raisons, d’agir de mauvaise façon », nos écrits ne suffiraient pas.

Cela ne veut pas dire que personne ne soit jamais victime de tourments de la part de son environnement, comme nous le retrouvons si cruellement de par le monde au travers du racisme, de l’intégrisme et bien d’autres, mais se placer en victime de ce qui a construit notre logique charnelle est le meilleur moyen que nous avons de ne pas la combattre. Chacun sera certes éprouvé dans les tentations que l’ennemi cherchera d’utiliser contre lui, que ce soit dans ses présomptions ou dans ses victimisations d’avoir du supporter des tragédies extérieures, car toute limite conduisant à un quelconque respect charnel est obtenu dans cette logique, par un désir réfréné par la peur. Cela ne veut surtout pas dire qu’il soit juste d’utiliser la violence pour générer la peur, afin d’engendrer le respect dans la logique charnelle, mais se placer en victime de ce que cette logique a créé en nous, est donc le meilleur moyen de lui donner raison en ne nous battant pas contre elle, mais contre ceux que nous considérons responsables des erreurs que cette logique a placé en nous à notre insu. Si nous nous plaçons donc en victime de ceux que nous considérons avoir été utilisés par Satan pour placer ce qu’il aurait fait d’une façon ou d’une autre et dont il est lui-même le mauvais gardien, c’est le meilleur moyen que nous avons de rester à jamais sous sa tutelle et c’est pourquoi nous devons savoir pardonner aux autres, sans accuser personnes. Nos tentations à la désobéissance à Dieu sont en nous quelque soient les malheurs qui nous ont contraints à accepter les mauvaises limites charnelles et si nous revendiquons ne pas subir les tentations de désobéissance à Dieu de la part de cette logique, comment pourrons-nous revendiquer appartenir à Christ alors qu’Il le fut Lui-même ?

Moïse ne fut d’ailleurs pas exempt des tentations charnelles et des réprimandes de l’Éternel qui s’en suivirent. S’il eut un cœur selon Dieu lorsque l’Éternel lui proposa de lui donner un autre peuple en (Nombres 14-13/19), cela ne lui évita effectivement pas la sanction de ne pas passer lui-même le Jourdain. Dans ses moments de faiblesses, sa propre construction charnelle le conduisit comme d’autres à la désobéissance à Dieu, lorsqu’il frappa le rocher deux fois pour en faire sortir l’eau, contrairement à ce que l’Éternel lui avait prescrit en (Nombres 12-20).

Nous ne devons pas nous voiler la face, si Moïse désobéit si grossièrement à Dieu, dans une situation qui peut paraitre banale à certains, cela n’était pas en raison d’un simple oubli de sa part, mais à cause de son exaspération devant les gémissements du peuple, auquel il voulu démontrer « sa » propre supériorité et non celle de Dieu. Cela ne veut bien évidemment pas dire que Moïse ne fut pas sauvé, comme il en est de chacun dans la repentance de ses actes, mais cela signifie également que nous paierons le prix de notre désobéissance de nous être approprié la gloire qui revient à l’Éternel. Chacun était déjà libre d’utiliser ses bons ou mauvais sentiments envers Dieu, comme il en est depuis les débuts de l’homo sapiens et le désert fut mis devant eux afin que ces sentiments naissent en eux en conformité avec la loi qui allait leur être communiquée.

La vocation des sentiments était alors et reste aujourd’hui la même qu’initialement, puisqu’ils ont toujours servi à corriger les données de base acquises durant la période fœtale, par un centre émotionnel permettant une meilleure adaptabilité au contexte de vie, selon les capacités de chacun. Ce qui change dans le Nouveau Testament est donc uniquement la capacité à les réécrire dans un langage de la nature divine, qui leur retire alors le côté impure de l’ancienne logique et supprime la surveillance de la tutelle de Satan. Utiliser les conseils du Saint-Esprit en vue de faire un meilleur choix de sentiments n’est surtout pas faux dans un premier temps au désert, mais cela peut le devenir à terme pour celui qui est appelé à entrer en Canaan.

Le piège dans lequel Moïse s’était donc fourvoyé, n’était pas très fondamental au regard humain, mais encore aujourd’hui il nous est facile de nous faire piéger, non pas à cause de nos mauvaises volontés, mais parce que nous attribuons à nos propres sentiments charnels une valeur divine, vu que le Saint-Esprit nous guide à les utiliser au désert. Chemin faisant nos habitudes de nous en référer au Saint-Esprit s’estompent facilement et nous faisons alors prévaloir nos coutumes acquises sous sa conduite, plutôt que de continuer à nous en référer systématiquement à Lui, qui voudrait alors nous en sortir.

Nous ne le dirons donc jamais assez, si dès nos premiers instants nous n’apprenons pas à vivre la présence de Dieu dans notre cœur, nous risquons plus de faire taire le Saint-Esprit de Dieu, que de le suivre pas à pas. C’est aussi pourquoi, le désert peut amener le meilleur, mais aussi le pire, comme ce fut le cas de ceux de la première génération des hébreux, qui refusèrent d’accorder leurs bons sentiments à la loi divine et tombèrent dans l’idolâtrie où se rebellèrent.

Le Saint-Esprit veut nous mettre en confiance à pouvoir surpasser nos propres sentiments, mais une chose est cependant certaine, c’est que le Saint-Esprit ne nous demandera jamais d’accomplir ce qui est au dessus de nos forces, sans nous prodiguer la confiance à l’accomplir si nous Lui en faisons la demande. Beaucoup se font piéger dans leurs excès de bonne volonté à suivre ce qu’ils interprètent comme venant du Saint-Esprit dans tout ce qu’on leur enseigne, parce qu’ils n’ont pas conservé eux-mêmes suffisamment de communion personnelle avec leur « cœur ». Le Saint-Esprit nous demandera toujours de respecter tout ce qui est dans nos capacités et qui figure déjà dans nos compréhensions à le suivre, même si cela pourra nous paraitre parfois incommensurable à notre niveau. Nous n’avons certes pas à douter de Lui, mais Lui ne s’offensera jamais de nos demande de confirmations à l’égard de ce qu’il nous demande. Si c’est Lui qui nous le demande et que nous l’acceptons par la confiance que nous Lui accordons, Lui saura nous rendre vainqueurs de nos incapacités morales à accomplir sa volonté.

C’est en cela les miracles que nous devons vouloir vivre au jour le jour, car lorsque nous sommes nous-mêmes pris à contre pieds de nos raisonnements, nous ne pouvons plus douter qu’Il nous a été donné afin d’entrer dans la capacité à faire la volonté divine. Dieu veut nous rendre participatifs à sa Gloire, non pour que nous apparaissions aux yeux des autres comme de grands hommes capables de marcher sur les eaux, afin que d’autres acceptent de nous suivre, plutôt que de suivre Dieu, même s’il nous précède parfois.

Dieu ne veut pas répondre à de simples ambitions de notre part, mais que nous aspirions et répondions aux siennes, car Il veut accomplir ce qui nous est TOTALEMENT impossible d’accomplir par nous-mêmes. Ce que nous confondons avec nos capacités à faire sa volonté est simplement ce que chacun possède, qu’il soit ou non baptisé de l’Esprit et qui lui permet de faire taire ses mauvais sentiments pour mettre en évidence les bons. C’est pourquoi nous entrons facilement dans des justifications personnelles de nos bonnes volontés et par crainte de paraitre nous-mêmes désobéissants au Saint-Esprit, nous finissons par Lui imposer notre façon de faire à l’image de Moïse sous le coup de la colère.

C’est pourquoi nous ne devons pas perdre de vu l’objectif du Nouveau Testament si nous voulons ne pas seulement donner raison à un sentiment encore charnel reçu de notre bonne éducation, comme il était indispensable de faire durant l’Ancien Testament. Il ne s’agit pas d’un testament différent, mais d’une vocation plus profonde, vu que la Loi fut donnée sous l’Ancien Testament, alors qu’elle est accomplie dans le Nouveau.

Tout comme la tutelle de Lucifer était utile à canaliser l’homo sapiens dans de bons sentiments envers Dieu,  l’Ancien Testament servi à sélectionner des sentiments conformes à la Loi divine, tandis que le Nouveau permet leur réécriture dans un langage divin, pour en éliminer l’impureté originelle et leur apporter la précision nécessaire au bon emploi de notre conscience.

La bonne gestion de ces sentiments est indispensable pour pouvoir atteindre un jour la réécriture de l’esprit en nous, car entre la réécriture d’un sentiment ou de l’esprit qui s’y rapporte, le travail est identique et la différence nous est souvent imperceptible. C’est pourquoi le bon choix des sentiments généré par l’enseignement reste toujours important, même si nous devons aspirer à aller plus loin avec le Saint-Esprit. Il nous faut pour cela apprendre au désert à différencier nos émotions dues à ces sentiments encore charnels, avec la petite émotion du Saint-Esprit dans notre cœur.

Jésus attend de nous que nous devenions ses disciples, pour faire de nous des « serviteurs ». C’est là le royaume des « sacrificateurs » qu’il prépare pour Dieu son Père, car quelque soient nos attributions sur cette terre, nous sommes serviteurs si nous recherchons à faire sa volonté. Cela ne veut pas dire que nous soyons meilleurs ou tous appelés à apporter la parole de Dieu aux autres, mais que nous avons placé notre vie entière entre ses mains, par la confiance que nous Lui accordons à nous faire progresser dans ses voies. De résultat en résultat, de repentance en repentance, nous sommes là pour apprendre à ne plus nous fier qu’au Saint-Esprit, sachant qu’un jour nous nous découvrions arrivés sur les rives du Jourdain, face à Jéricho.

C’est à cela que chacun doit s’attendre, s’il se laisse journellement conduire par le Saint-Esprit, car c’est là sa réelle vocation.